Cercul Militar Național - Monografie - page 215

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CERCUL MILITAR NAŢIONAL
salons du Cercle Militaire, s’est tenu un bal, où ont été
également présents les souverains de la Roumanie.
L’inauguration de ce somptueux palais a retenu
l’attention de la presse journalière, quoiqu’elle n’ait
pas fait la une. Les grands journaux ont noté l’événe-
ment, en offrant aux lecteurs des informations sur le
programme des manifestations et la valeur de la nou-
velle construction.
Participante à l’inauguration, la reine Maria a noté
dans son journal quelques impressions concernant
le palais: „Ce matin [4 février 1923], nous avons eu
l’inauguration du Cercle Militaire. Grande cérémonie
avec tous les officiers de Bucarest, le métropolite, etc.
Splendide bâtiment. Il a été commencé il y a des an-
nées et les ressources ont été toujours trop réduites
pour qu’il puisse être terminé. Enfin, il est achevé.”
C’était vrai, le palais impressionnait par la monu-
mentalité et la beauté de ses formes architecturales.
Elles reflétaient les conceptions de l’époque, car le pa-
lais étant édifié dans le style néoclassique éclectique,
qui combinait des éléments de l’architecture de l’Anti-
quité, de la Renaissance tardive et du néoclassicisme.
Au fond, c’était une synthèse utilisée surtout par l’éco-
le française, d’où elle s’était rependue dans l’Europe.
Tout d’abord, c’est la façade qui impressionne, formée
d’un rez-de-chaussée haut et d’un file de colonnes
doubles, similaires aux antiques, parmi lesquelles il y
a des loggia. Chaque colonne a, à la partie supérieu-
re, de riches éléments composites, qui donnent une
note accentuée d’élégance à l’édifice. L’impression
d’élégance est également augmentée par les deux
corniches grandes encadrant le niveau médian de la
façade. Au quatrième étage, il y a une série de fenêtres
et une longue balustrade.
La façade du palais du Cercle Militaire a été sou-
vent comparée avec celle de l’Opéra de Paris, projetée
par l’architecte de grand renom Tony Garnier (1869-
1948), chose qui confirme la puissante influence fran-
çaise sur l’architecture roumaine de la fin du XIX-e siè-
cle et du début du XX-e.
La visibilité du palais est augmentée par l’espace
environnant, où il n’y a pas d’édifices hauts, et par l’es-
planade qui se trouve devant. L’accès à la terrasse se
faisait par deux files d’escaliers, puis on entrait dans
la Salle d’honneur (l’actuel Restaurant Militaire). D’ici,
on montait par un escalier monumental à la Salle des
fêtes (à présent, la Salle de marbre), l’une des plus
grandes et des plus belles de Bucarest. Le deuxième
et le troisième étage hébergeaient les activités usuel-
les et officielles. Au quatrième étage, se trouvait un
hôtel avec 42 chambres; au rez-de-chaussée et au
sous-sol, il y avait de diverses salles, bureaux et espa-
ces à louer. Sous la terrasse se trouvaient les installa-
tions de chauffage de l’édifice, parmi les plus moder-
nes de ce temps-là. Dans les pièces situées du coté du
boulevard Regina Elisabeta, fonctionnait la bibliothè-
que de l’institution, qui s’enrichissait toujours surtout
grâce aux donations. La plus importante a été celle
de 1923, du général Alexandru Tell, de presque 4 000
de volumes.
Il y avait des salles pour billard, jeux distractifs,
danse, leçons les langues, etc. Dans la Salle norvé-
gienne, qui avait été destinée à l’escrime, a fonctionné
beaucoup d’années le mess du ministère de la Guerre.
En ensemble, le palais était un bâtiment fonction-
nel pour le Cercle Militaire et il est rapidement devenu
un repère très important pour les officiers de la capi-
tale et du pays, qui ont pu y développer leurs activités
professionnelles, culturelles, scientifiques, récréatives,
sportives, etc.
L’entre-deux-guerres, l’agenda de l’institution a
été très riche: diversification des activités culturelles,
scientifiques, professionnelles, sportives, mondaines,
etc. offertes aux officiers de la garnison de Bucarest;
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